Oui, et parfois plus qu'en été. Les UV ne disparaissent pas avec le froid : le soleil est plus bas, mais il vous arrive directement dans les yeux, la neige renvoie une grande partie de ses rayons, et les nuages n'arrêtent pas tout. Ranger ses lunettes de soleil en octobre, c'est se priver d'une protection au moment où l'éblouissement est le plus gênant.
Le soleil d'hiver est plus bas, donc plus éblouissant
En été, le soleil est haut dans le ciel : la visière naturelle de vos sourcils et de vos paupières fait une partie du travail. En hiver, il reste bas sur l'horizon toute la journée. Ses rayons arrivent presque à hauteur des yeux, en particulier le matin et en fin d'après-midi, aux heures où l'on se déplace le plus.
Résultat : on plisse les yeux, on force, et on finit la journée avec les yeux fatigués. Au volant, c'est aussi une question de sécurité, avec les reflets sur une route mouillée.
La neige multiplie l'exposition
La neige fraîche renvoie jusqu'à 80 % des UV, selon l'Organisation mondiale de la santé, là où l'herbe ou le bitume en renvoient très peu. Vos yeux reçoivent donc les rayons deux fois : du ciel et du sol. Et en montagne, le rayonnement UV augmente d'environ 10 % tous les 1 000 mètres d'altitude.
C'est ce qui explique l'ophtalmie des neiges, une brûlure de la cornée douloureuse qui peut apparaître après une seule journée sans protection.
Les nuages ne vous protègent pas vraiment
Un ciel gris donne l'impression qu'il n'y a pas de soleil, mais une couverture nuageuse légère laisse passer une grande partie des UV. C'est le piège classique : on ne ressent aucune chaleur, on ne se méfie pas.
Quelle paire pour l'hiver ?
- En ville et au quotidien : une paire avec filtre UV400 et une catégorie 2 ou 3 suffit largement. Elle coupe l'éblouissement du soleil bas sans assombrir inutilement.
- Au volant : restez en catégorie 3 au maximum. La catégorie 4 est interdite pour la conduite, elle filtre trop de lumière.
- En montagne et au ski : visez une catégorie 3, ou 4 en haute altitude et sur glacier, avec une monture enveloppante qui protège aussi les côtés. Pour la glisse, un masque de ski reste plus adapté que des lunettes de ville.
Le critère qui ne se négocie pas, en hiver comme en été : la mention UV400 et le marquage CE. Une paire très foncée sans vrai filtre UV est même plus dangereuse que pas de lunettes du tout, car la pupille se dilate et laisse entrer davantage de rayons. Nous détaillons ces mentions dans notre article UV400, catégorie 3, marquage CE : que signifient vraiment les mentions sur vos lunettes de soleil ?
L'hiver, c'est aussi une question de style
Une paire de lunettes de soleil sur un manteau long ou une grosse écharpe, c'est l'accessoire qui fait basculer une tenue d'hiver. Les teintes chaudes comme l'écaille ou le brun s'accordent naturellement avec les matières d'hiver.
Chez GUILLEE : LUNA écaille, EVA brun ou UGOR noir pour un look plus sobre. Toutes nos montures ont des verres UV400 certifiés CE.
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